Le GFAM attaqué par Sarkozy !
Mardi 22 janvier, Nicolas Sarkozy, en déplacement à Pau, n’a pas hésité à porter des propos diffamant concernant le GFAM et l’action de jeudi dernier devant la SAFER. En voici quelques exemples :
Sur EITB : “Considérer que les personnes qui ne sont pas basques appartiennent à une catégorie inférieure, c’est du racisme“, a dit le président français lors d’un déplacement à la gendarmerie de Pau… Le président est également revenu sur les incidents au cours desquels deux gendarmes adjoints ont été blessés lors d’une manifestation à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques) la semaine dernière. “Quand des manifestants disent ‘on va taper des Arabes’ j’ai honte pour eux. Que ceux qui ont fait ça s’attendent à ce qu’on les attrape et qu’on les punisse”, a déclaré Nicolas Sarkozy.”
Le Monde : “En déplacement dans les Pyrénées-Atlantiques sur le thème de la sécurité, M. Sarkozy a rencontré les gendarmes palois, confrontés aux actions d’indépendantistes basques, et les familles de deux infirmières assassinées en 2004 à l’hôpital psychiatrique de la ville. “
Sur le Journal du Pays Basque : ” A rimer raciste et terroriste
Nicolas Sarkozy fustige “terrorisme” basque et partisans du GFA
Nicolas Sarkozy n’a certes pas l’habitude de s’exprimer sur les problèmes politiques du Pays Basque, y compris au commissariat de Bayonne en août dernier lorsque la presse l’attendait sur la question de la lutte contre l’ETA.Mais pour le coup, dans la caserne de la gendarmerie de Pau hier, le chef de l’État français s’est livré à un joyeux amalgame, évoquant le “racisme” des “terroristes” dans un discours qui évoquait pêle-mêle les deux policiers espagnols assassinés à Capbreton et les deux gendarmes adjoints blessés à Saint-Palais jeudi dernier, par des paysans soucieux de défendre l’un des leurs.Certes, face aux gendarmes, il s’agissait d’abord, pour Nicolas Sarkozy, de réaffirmer son engagement dans la lutte antiterroriste, “spécialement dans ce département” a-t-il rappelé, “où la question de l’ETA est une question difficile”. Flanqué de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, et de la Garde des Sceaux, Rachida Dati, le président a affirmé que “s’agissant des terroristes, il n’y aurait aucune faiblesse”.”Peu importe qu’il s’agisse de policiers espagnols”, a indiqué Nicolas Sarkozy en allusion aux deux gardes civils assassinés à Capbreton, “ce sont des assassins” a-t-il tranché. Il a ensuite exprimé sa “solidarité à l’endroit de deux gendarmes adjoints qui ont été sauvagement blessés” lors des échauffourées qui ont opposé les partisans du GFA à Saint-Palais jeudi dernier.”Tout sera fait pour retrouver les coupables et je compte sur la sévérité de la justice pour que ces coupables puissent rendre compte de ce qu’ils ont fait” a-t-il promis.”J’ajoute que ces terroristes, non contents d’être des assassins et des mafieux, sont des racistes. Considérer que toute personne qui n’est pas Basque est de catégorie inférieure et n’a pas le droit de vivre au Pays Basque, c’est du racisme” a déclaré Nicolas Sarkozy sans que nul ne comprenne vraiment la référence. Peu avant, un gendarme expliquait au chef de l’État la “campagne de renseignement” mise en place contre “une intense mobilisation de la mouvance basque locale” et promettait des “interpellations imminentes” dans cette affaire.”
Le GFAM ne peut permettre que de tels propos soient tenus en son encontre!